Le NAS D-Link 320 L W Cloud Sharecenter

Petit NAS basique, peu cher mais qui n’offre que des fonctions à la hauteur de son prix.

Petit bémol sur le bruit émis par le ventilateur.

Retour aux sources avec un test geek aujourd’hui: le test du NAS DNS 320 LW de chez D-Link dans sa version blanche (W pour white).

Alors pourquoi tester ce NAS spécifiquement plutôt qu’un autre me direz-vous ? Tout simplement car j’ai eu l’occasion d’en posséder un pendant 3 mois et les offres promos le concernant fleurissent de plus en plus sur la toile. L’occasion pour moi de vous faire part de mon retour d’expérience avant que vous ne franchissiez le pas.

Je vais passer sur les généralités (qu’est ce qu’un NAS, à quoi ça sert, comment ça marche, etc.) et vous laisserez lire un excellent article de nos confrères Cachem sur le sujet.

Si vous avez répondu « Oui » à la question « Ai-je besoin d’un NAS ? » alors la suite est pour vous.

D-Link nous propose ici un NAS compact et élégant, disponible dans un écrin blanc ou noir. Il est important de distinguer cette nouvelle gamme de NAS 320 L avec son prédécesseur le NAS DNS-320 tout court : le nouveau 320 L est plus puissant (1Ghz vs 800mhz, 256Mo de RAM vs 128Mo), plus compact et, semblerait-il, plus silencieux. Je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

Ce nouveau NAS intègre surtout la dernière fonctionnalité à la mode : le myCloud de D-Link !

Cette fonction permet  d’accéder aux fichiers partagés avec les applications gratuites pour iPhone, iPad et smartphones Android, quelque soit l’endroit où vous vous trouvez. Ces applications sont téléchargeables sur l’Apple Store (avec iTunes) pour la version sous iOS et sur Google Play pour l’application Android. Elle permet aussi de sauver les photos stockées sur le mobile vers le support de stockage connecté au routeur, à l’instar des célèbres Dropbox ou encore iCloud.

Au déballage, le packaging est classique : le boitier NAS en lui même, les manuels et cd d’installation, l’alimentation, le câble RJ45 et deux poignées à visser sur vos disques dur afin de faciliter l’extraction du NAS. Bonne idée.

On y insère deux gros disques de 2 To chacun, tant qu’à faire, et on prendra soin d’activer le RAID1 lors de la configuration. J’ai tenté d’accéder directement à l’interface d’administration via l’adresse IP du boitier mais rien à faire, obligé de passer par l’assistant de configuration (disponible sur le CD) pour pouvoir enregistrer mon NAS chez D-Link, faute de quoi le cloud ne serait pas actif. Au passage, l’assistant de configuration n’est pleinement opérationnel que sous Windows, Mac users, passez votre chemin ! D-Link se défend de fournir une version de l’assistant sous Mac. Pour l’avoir essayé, c’est une sombre daube. Heureusement que le PC de madame sous Windows 7 était à portée de main pour cette première configuration.

Après m’être battu une poignée de minutes pour faire reconnaître mon NAS par l’assistant (erreur inconnue, NAS non détectée, etc.), j’arrive alors sur la page d’administration avec un premier contact désagréable.

L’interface est basique, elle propose différents raccourcis personnalisables afin d’atteindre les paramètres de configuration du NAS.

Serveur FTP, DLNA, téléchargement autonome de torrents, sauvegarde sur Amazon S3, … sont d’autant de fonctionnalités qu’offre ce NAS D-Link.

Il a fallu pas moins de 72 heurs pour que le NAS scanne et indexe l’ensemble de ma bibliothèque musicale et vidéos. Et grande fut ma déception lorsque j’ai constaté qu’il fallait un rescan complet du NAS à chaque ajout de musique ou de vidéo… Quelle erreur de conception inacceptable !

Aucune remarque désobligeante concernant le serveur FTP et le client torrent qui fonctionnent tout deux correctement. Dommage que l’outil ne soit pas capable de renommer les fichiers et les classer de manière autonome une fois le téléchargement terminé. Mais j’en demande peut être un peu trop.

J’ai eu le plaisir de tester également la sauvegarde Time Machine de mon Macbook sur le NAS de manière automatique, sans souci, bien que l’interface d’administration du D-Link ne soit pas la plus ergonomique qui soit.

Pour les plus bidouilleurs d’entre vous, il existe une communauté plus ou moins active autour des NAS de la marque. Il est ainsi possible d’y installer une surcouche applicative (FFP pour Fonz Fun Plug ou encore une variante de Debian Squeeze) afin d’étendre les possibilités de votre NAS. Ces manipulations étant officieuse, elles peuvent être fatales pour votre matériel en cas de soucis, à réserver donc aux plus avancés. Toutes les infos sur le forum Hardware.fr ou encore le site Bidouilles-numeriques qui propose des tutoriaux très complets, dédiés au DNS 320 L.

Un des défauts les plus gênants de ce NAS provient du bruit produit par le boitier dans son ensemble:

  • Le ventilateur est thermorégulé par le boitier mais il a la fâcheuse tendance à se lancer très voire trop régulièrement.
  • Le point précédent ne serait pas si gênant si seulement ce même ventilateur avait la qualité d’être silencieux. Ce n’est pas le cas, le bruit du ventilateur à pleine puissance est aigu et soutenu, rendant le choix de l’emplacement du NAS  assez stratégique lorsque vous aborderez cette question
  • Les vibrations des disques dur ne sont pas (ou très mal) amortis par le support du boitier. Ainsi, elles seront directement transmises au meuble sur lequel le NAS sera posé. Désagréable.
  • La fonction d’économie d’énergie du NAS force l’arrêt des disques après un temps donné. Or le NAS semble devoir accéder à ces mêmes disques plutôt régulièrement (et parfois de manière incompréhensible) ce qui fait redémarrer la rotation. Un redémarrage de disque = un bruit supplémentaire.

Ces petits zones d’ombres m’ont finalement poussées à me séparer de ce NAS D-Link seulement 3 mois après en avoir fait l’acquisition. J’ai depuis remis mes disques dans un boitier NAS de chez Synology, la Rolls Royce des marques de NAS selon moi. Interface ultra ergonomique, configuration facile, communauté active et pléthores d’applications étendant les possibilités du NAS à portée de main, on est à l’opposé extrême de ce que j’ai pu trouver chez D-Link. Le hic : les boitiers nus chez Synology démarre au tarif de 150€, là où le D-link 320 L se vend avec au moins un disque de 1 voire 2 To au même prix. Nous aurons peut être l’occasion d’en rediscuter plus tard lors d’un prochain test

Toutefois, si vous ne recherchez pas de fonctionnalités avancées, que vous avez un budget limité, qu’un NAS rime avec « disque réseau offrant des données accessibles par toute la famille » et rien de plus, D-Link offre une prestation tout à fait convenable pour un tarif plutôt contenu. Soyez juste rigoureux lors du choix de l’emplacement du boitier, l’idéal étant de le placer dans une pièce de vie peu passante (bureau, arrière cuisine, etc.)

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